Espérance

Espérance

La Lumière n’est ni au bout du couloir, ni au plafond, elle est bien en Soi. Cessez de vous épuiser toujours à l’extérieur et prenez un temps vraiment pour voir, vivre en vous.

Le réveil ne sonne pas ? La voiture ne démarre pas ? L’autre personne est en retard? la file d’attente est interminable ? Autant de possibilités pour aller en vous, vous retrouver, vous rendre visite, vous ressourcer, aller vous écouter, entendre une réponse.

Tout est là, en permanence, à disposition.

Si vous suivez le mouvement du chaos, alors vous devenez le chaos, et la paix ne se trouvera pas par miracle sur la berge, dans l’œil d’un autre, ou sur n’importe quel objet que vous pourriez saisir de votre main. Allons donc, ayez l’humilité de commencer par le début, par cette toute petite chose frêle qui est de vous asseoir peut-être, de prendre une respiration sûrement. Ensuite de vous détacher de ce qui se passe à l’extérieur, de plonger en vous, loin des pièges de l’identification avec la scène qui se vit.

Vous n’êtes pas votre panne d’essence, votre pays qui crise, votre enfant qui pleure et qui ne veut plus marcher. Vous n’êtes même pas le possesseur de tout cela. Rien ne vous appartient et vous n’appartenez à rien ni à personne.

Et, oui, cette notion fondamentale de liberté peut se vivre dans la situation qui semble vous contenir, enserrer, piéger, faire mal car votre liberté est à l’intérieur et totalement sans aucun lien avec la scène de vie. Une pièce de théâtre dont ni l’histoire, ni le lieu et encore moins le costume ne vous appartient.

Riez de cette farce de « combattant », de « lutteur ». Amusez vous de cet épisode tragique semble-t-il où rien n’est laissé au hasard, à la condition, à la cause. Souriez de la réplique de cet autre acteur, de son coup de poignard en mousse pour les besoin de la pièce.

Et venez dans la Joie de prise de conscience, décollé de l’écran sur lequel vous aviez le nez ; les pensées qui passent dans la tête des spectateurs et que vous faisiez votre. Vivez les mains grandes ouvertes , prêtes à caresser ce qui se présente à elles, et non déjà pleines et crispées sur d’hypothétiques « sécurités / assurances / garanties « .

Rien n’a de volonté à perdurer dans ses limites. Rien n’a de désir de rester dans des contours. Toute la vie appelle toutes créatures et création à se diluer dans l’indicible. Là,  vous saurez alors que vous êtes chez vous. Venez nus. Sans fard, sans masque, sans armure ni costume. Nu dans votre état-origine, paré de vos qualités d’être qui se vit et se partage dans l’abondance du Tout.

mcx

Vertou le 30 mai 2016