Ancrage

Ancrage

Ce qui vient avant tout, c’est ce qui est.

Comment faire pour voir ? ouvrir les yeux simplement. Tu veux t’ancrer ? ou ancrer quoi à quoi ? qui à où ? Ancre, en sachant que c’est ton désir de voir/percevoir/être qui est à l’origine.

c’est simplement ça.

Tu peux faire tout ce que tu veux, ça ne change rien au principe de ce qui est présent, vivant, et que tu appelles quand il y a ce genre de pratiques. Tout ce que tu peux faire, qui le fait véritablement ? Même perdu derrière tous les désagréments des grimages, ça reste Lui Ça.

La conscience et son « feu », le divin et son « souffle ».

On peut croire qu’il y a une façon de prier, une prière mieux que l’autre, mais à qui (s’appelle/ça parle)?

À celui qui divise pour tenir dans des contours, dans des limites?

En vérité, tout est propice à la prière. Tu pries quoique tu fasses, à chaque instant, (imagine) transpose pour voir véritablement quelles genres de prières tu (t’)envoies… Et tu auras une petite « image » de ce qui est dans ces rites. Rituels, ça reste des propositions d’accès à la source quand bien même toutes n’y vont pas. L’influx initial, l’impulsion, l’élan vient toujours du même endroit et se dirige, a pour « but », qui n’en est pas un, « la source ».

L’homme dans son imperfection peut avoir ce « souci » de bien faire – même si ça le perds, se perdre et se retrouver son si semblable.

Rien ne vous dira jamais de faire ou ne pas faire, tout provient, tout « choix » de chemin proviendra de l’écoute plus ou moins fine, de ce point de départ en vous et de l’évidence de ce qui peut apparaître comme une « cible »  à l’élan, même si elle n’en sera jamais une.

C’est un retour à la maison qui semblerait une énergie plus juste , une maison connue, sue, déjà vécue.

L’image que vous en avez n’est qu’un vague souvenir, c’est pourquoi il peut prendre autant de formes tout en étant à la fois vrai et à la fois faux.

La « chose » Est, Le regard la teinte.

Voilà pourquoi s’ancrer peut sembler utile à un aveugle, où est mon bâton pour voir?

Mais l’aveugle n’est pas si aveugle que cela – il n’a pas encore eu l’idée d’ouvrir les yeux autrement.

Et quand il l’aura fait, il se rendra compte qu’il n’a jamais eu ni besoin de sa canne, ni de ses yeux. « La Houlette du Christ a élue domicile dans son cœur » . Avoir conscience de sa colonne vertébrale oui, c’est une bonne chose. Honorer sa présence, oui cela seul suffit.

Pourquoi avoir envie de voyager loin ? être, avoir, c’est presque un dilemme à vous entendre, et cet espace où plus rien n’a d’existence est pourtant là présent à chaque instant, irradiant sa présence-lumière.

Pratique ce que tu veux qui peut te faire vivre cette présence, Tout est là « Permanent » inaltérable, impermanent, présent de toute éternité de ce qui ne meurt jamais, collé à la source vivante, au-delà même d’un Christ ou d’un Bouddha, au-delà de l’éternité.

Votre univers est si « petit », alors les pratiques vont avec l’univers. Et si tu ouvres les yeux, alors l’univers apparaît, Et si tu ouvres ton coeur, alors le vrai monde apparaît, effaçant tout ce qui était, par sa lumière et sa transparence.

Demande à une fourmi si elle est ancrée. Allonges toi dans l’herbe et demande toi si tu es ancré.  Ouvres les yeux et demande toi si tu vois vraiment. Ouvres ton coeur , va rejoindre ton corps lumineux et demande lui si la conscience de tout ce qui est a « besoin » de s’attacher à quoique ce soit pour se sentir rélié, contenant ou contenu ?

Qui pose la question véritablement ? Ça suffit comme mot ? Peut être une rêve plus tard.

Souviens toi seulement que s’il y a des questions, alors tu n’es pas au bon endroit.

(*Amour*)

Carquefou le 07 Juin 2016